Retrouver sa lumière après un épuisement : comment revenir à soi ?

Août 26, 2026

Quand tu as tellement donné aux autres que tu ne sais plus vraiment ce qui te fait du bien à toi.

Je le vois souvent dès qu’une femme s’assoit devant moi.

Il y a ce souffle.

Comme si, pendant quelques secondes, elle pouvait enfin déposer quelque chose. Elle s’installe, expire profondément et parfois, avant même que nous commencions réellement à parler, je sens déjà toute la fatigue qu’elle porte.

Puis viennent les mots.

« Je fonctionne comme un robot. »

« Je fais tout pour les autres. »

« Ma vie n’a plus vraiment de sens. »

Ou encore : « Je suis épuisée, mais je ne sais même pas comment ralentir. »

Alors je la laisse parler.

Et à un moment, je pose souvent une question très simple :

Qu’est-ce qui te fait du bien ?

« Me promener avec les enfants. »

« Sortir le chien. »

« Passer du temps avec ma famille. »

Alors je repose la question.

Non. Toi. Qu’est-ce qui te fait du bien à toi ?

Pas en tant que maman, compagne, collègue ou celle qui pense à tout le monde.

Toi.

Et parfois, il y a un silence.

Parce qu’elle ne sait plus.

Comment finit-on par s’oublier ?

Je ne crois pas que l’on se perde du jour au lendemain.

Ça arrive doucement.

On donne. On travaille. On s’occupe des autres. On remet à plus tard cette activité que l’on aimait. On voit moins ses amies. On ne danse plus. On ne crée plus. On n’a plus vraiment de temps seule.

Et puis la vie continue.

De l’extérieur, tout peut même sembler aller très bien.

Mais intérieurement, quelque chose prend de moins en moins de place.

C’est cela que j’appelle perdre sa lumière.

Pas devenir quelqu’un d’autre.

Mais s’être tellement éloignée de certaines parties de soi que l’on finit par oublier qu’elles existent encore.

« J’ai retrouvé Angéline »

Je sais ce que cela signifie parce que je l’ai moi-même vécu.

J’ai traversé un épuisement professionnel. J’ai aussi connu une période de ma vie et une relation dans laquelle je m’étais progressivement éloignée de certaines parties de moi.

Quelque temps après ma séparation, une amie m’a regardée et m’a dit :

« Je t’ai retrouvée. J’ai retrouvé Angéline. »

Cette phrase m’est restée.

Elle retrouvait la femme solaire, joyeuse, féminine. Celle qui aimait danser, rire, retrouver ses amis, prendre soin d’elle.

Et j’ai compris quelque chose d’essentiel :

Cette femme n’avait jamais disparu. Je m’étais oubliée.

C’est aussi ce que je vois aujourd’hui chez certaines femmes que j’accompagne.

La lumière n’est pas partie.

Elle est toujours là.

Parfois, elle a simplement besoin qu’on lui refasse une place.

Ces loyautés qui nous empêchent parfois de bouger

Il y a aussi quelque chose que j’ai beaucoup observé dans mon propre parcours : la loyauté.

Lorsque j’étais épuisée professionnellement, il y avait ce que je ressentais… et tout ce qui existait autour.

« Tu ne peux pas quitter ça. »

« Tu as un super travail. »

« Tu as un bon salaire. »

« Et tu vas faire quoi après ? »

Nous pouvons être loyales envers une entreprise, une famille, une relation ou simplement envers l’image que les autres ont de nous.

Et parfois, à l’intérieur, une petite voix dit déjà autre chose.

Retrouver sa lumière, ce n’est pas forcément tout quitter ou bouleverser sa vie.

C’est peut-être commencer par entendre cette voix.

Oser incarner toutes les couleurs de son prisme

Il y a une phrase que j’aime particulièrement :

Ose incarner toutes les couleurs de ton prisme.

Parce que nous ne sommes pas faites d’une seule couleur.

Il y a en nous la femme qui travaille, celle qui prend soin des autres, mais aussi celle qui crée, qui danse, qui rit, qui rêve, qui a besoin de silence, de nature, de mouvement, de beauté ou simplement d’être seule.

Lorsque je parle de retrouver sa lumière, je ne parle donc pas de devenir une nouvelle femme.

Je parle de révéler ce qui a toujours été là.

Et c’est finalement quelque chose que je fais depuis des années, bien avant de devenir thérapeute.

Dans le prêt-à-porter, une femme venait chercher un pantalon et, déjà, je regardais bien plus que le pantalon : sa morphologie, ses couleurs, ce qu’elle voulait en faire, comment elle pouvait le porter.

Dans le maquillage, elle venait chercher un rouge à lèvres. Moi, je regardais la couleur qui allait révéler son visage, sa carnation, ses lèvres, ce qui allait la mettre en valeur.

Mes outils ont changé.

Mais mon regard est resté le même.

Depuis des années, d’une manière ou d’une autre, je suis au service de la femme et de ce qui demande à être révélé en elle.

Ce qui se passe lorsque tu viens pour un soin

Quand une femme vient me voir, je ne cherche pas immédiatement à comprendre ou à analyser son histoire.

Je ne suis pas psychologue.

Mais je sais écouter.

Je la laisse parler. J’observe. Parfois, une histoire ou une métaphore me vient et je la partage. Parfois, je transmets simplement ce que je perçois.

Je ne cherche pas à lui donner la réponse.

J’ouvre une porte.

Je sème une graine.

Et pendant le soin, quelque chose peut continuer à se déposer.

Il peut y avoir des larmes. Une sensation de légèreté. Une prise de conscience. Plus de clarté.

Parfois, quelque chose se remet simplement en mouvement.

Une femme recommence à créer. Une autre reprend une pratique qu’elle avait abandonnée. Une autre ose enfin faire quelque chose qu’elle repoussait depuis des mois.

Je ne décide pas de ce qui doit émerger.

Je crée un espace pour que la personne puisse de nouveau entendre ce qui se passe en elle.

Et parfois, cette lumière se révèle de manière beaucoup plus simple.

Il m’arrive qu’une femme reparte avec une touche de rouge à lèvres sur les lèvres.

Une couleur.

Presque rien.

Mais parfois, ce presque rien vient rappeler une partie d’elle qu’elle avait oubliée.

Et si ta lumière était toujours là ?

Si une femme s’asseyait aujourd’hui devant moi et me disait :

« Angéline, je suis épuisée. Je ne sais même plus ce que j’aime ni par où commencer. »

Je crois que je ne répondrais pas immédiatement.

Je la regarderais dans les yeux.

Peut-être que je prendrais ses mains.

Je laisserais un silence.

Et avant de lui parler de tout ce qu’elle pourrait changer, je commencerais probablement par lui dire ce que moi, je vois encore en elle.

Parce que lorsqu’on est épuisée, on ne le voit parfois plus soi-même.

Mais cela ne signifie pas que ça a disparu.

Retrouver sa lumière, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est retrouver l’accès à celle que tu as toujours été.

Questions fréquentes

Comment savoir si je suis simplement fatiguée ou réellement épuisée ?

Une fatigue ponctuelle s’améliore généralement avec du repos. Lorsqu’elle devient persistante, qu’elle affecte le quotidien, la concentration, le sommeil, l’humeur ou qu’elle s’accompagne d’un sentiment de ne plus réussir à fonctionner comme auparavant, il est important d’en parler à un professionnel de santé afin d’en rechercher les causes. Un accompagnement complémentaire ne remplace pas cette évaluation.

Comment retrouver de l’énergie après une période d’épuisement ?

Il n’existe pas une seule réponse. Le repos, le sommeil, l’alimentation, le mouvement, l’environnement et la santé physique et psychologique peuvent tous entrer en jeu. Dans mon accompagnement, je m’intéresse aussi à une autre question : qu’est-ce qui nourrit réellement cette personne et qu’a-t-elle peut-être cessé de s’autoriser ?

Un accompagnement énergétique peut-il accompagner un burn-out ?

Pour moi, oui, dans une approche complémentaire. Je ne vois pas l’accompagnement énergétique comme un soin isolé où l’on s’allonge et où tout serait réglé en une séance. Il y a l’écoute, les échanges, le soin, ce que je perçois et transmets, mais aussi ce que la personne va elle-même conscientiser au fil du processus.

Je suis moi-même passée par l’épuisement et je sais combien différentes dimensions de la personne peuvent être touchées. Pour moi, l’accompagnement holistique, le suivi médical et le soutien psychologique ne s’opposent pas : ils peuvent se compléter, chacun avec ses outils et son champ d’action.

Que signifie « retrouver sa lumière » ?

C’est une expression que j’utilise pour parler du fait de retrouver progressivement certaines parts de soi que l’épuisement, les obligations ou les passages de vie avaient reléguées au second plan : ses envies, sa créativité, sa joie, ses limites, sa féminité ou simplement ce qui nous fait nous sentir pleinement nous-mêmes.

Retrouver sa lumière, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est révéler ce qui a toujours été là.

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Bienvenue

Je suis Angéline,

J’accompagne des passages de vie sous différentes formes, avec le soin, l’eau, la présence, avec ce qui est juste pour toi à cet instant.

Je sais ce que c’est de ne plus se reconnaître.
De sourire alors qu’on s’éteint à l’intérieur.
De ne plus s’aimer, de ne plus se respecter, de chercher sa place sans la trouver.

Si tu es là aujourd’hui, ce n’est pas un hasard.
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