Ce n’est pas moi qui ai décidé de ralentir.
C’est la vie qui m’y a obligée.
Le burn-out.
Puis, quelques années plus tard, la maladie.
Et pourtant…
Même à ce moment-là, je culpabilisais.
Je culpabilisais d’être en arrêt.
Je culpabilisais lorsque les autres travaillaient.
Je culpabilisais quand on me demandait :
« Mais tu fais quoi de tes journées ? »
Alors je faisais le ménage.
Je rangeais.
Je trouvais toujours quelque chose à faire.
Comme si je devais prouver que j’avais encore de la valeur.
Aujourd’hui, avec le recul, je comprends que je ne savais plus être.
Je savais seulement faire.




