Pourquoi j’ai cessé de suivre un protocole pour apprendre à écouter.
Lorsque j’ai commencé à me former au Reiki, j’avais envie de bien faire.
Comme beaucoup de praticiens, j’ai appris les positions de mains, les protocoles, les symboles et le temps à respecter sur chaque partie du corps.
Je suivais chaque étape avec beaucoup d’attention.
Et sans m’en rendre compte, quelque chose s’était installé en moi.
La peur de mal faire.
Je me posais constamment les mêmes questions.
Est-ce que je suis au bon endroit ?
Est-ce que je suis restée assez longtemps ?
Et si je ne fais pas exactement comme on me l’a appris, est-ce que le soin fonctionnera quand même ?
Au lieu d’être pleinement présente avec la personne qui était devant moi, une partie de mon attention restait accrochée au protocole.
Je voulais tellement bien faire que j’en oubliais parfois l’essentiel : écouter.
Pourtant, au fond de moi, quelque chose me disait que le corps ne fonctionne pas comme une recette.
Chaque personne est différente.
Chaque histoire est différente.
Chaque séance l’est aussi.
Alors, très rapidement, j’ai commencé à laisser plus de place à mon intuition.
À faire confiance à ce que je ressentais sous mes mains.
À accepter que deux personnes ne reçoivent jamais exactement le même soin.
Ce changement s’est construit au fil des premiers mois de pratique.
Je n’ai jamais été l’élève qui suit toutes les règles à la lettre. Très vite, j’ai senti que quelque chose en moi résistait à l’idée de chronométrer, de suivre chaque position dans un ordre précis ou de vouloir absolument reproduire un protocole.
Puis mon dernier enseignant est venu confirmer ce que je ressentais déjà.
Il ne m’a pas appris un autre Reiki.
Il m’a transmis une approche plus proche des enseignements originels japonais, tels qu’il les avait lui-même reçus à la source.
Une pratique où la présence compte davantage que le protocole.
Une pratique où l’on fait confiance à ce qui circule, à ce que les mains perçoivent et à ce qui est juste dans l’instant.
Ce jour-là, quelque chose s’est confirmé.
L’intuition qui m’accompagnait depuis mes premiers mois de pratique n’était pas une erreur.
Je pouvais enfin lui faire confiance.
Je n’avais plus besoin de vérifier si j’étais au bon endroit, ni de regarder le temps.
Je pouvais simplement être pleinement présente, laisser mes mains suivre ce qu’elles ressentaient… et enfin me faire pleinement confiance.
Et c’est à partir de ce moment-là que mes soins ont changé.
Ou peut-être est-ce moi qui avais changé.
Les personnes continuaient à me dire :
« Je ne sais pas ce qui s’est passé pendant cette séance, mais je me sens différente. »
Et je comprenais que ce n’était pas le protocole qui faisait la qualité d’un soin.
C’était la qualité de la présence.
Aujourd’hui, lorsque je pose mes mains, je ne cherche plus à reproduire ce que j’ai appris.
Je laisse simplement mes mains aller là où elles sont appelées.
Je fais confiance à ce que je ressens.
Je fais confiance au corps.
Je fais confiance au vivant.
Avec le recul, je réalise que le plus grand enseignement que le Reiki m’a offert n’a jamais été une technique.
Il m’a appris à écouter ce que je savais déjà. Et, surtout, à me faire pleinement confiance.
Et finalement, je crois que c’est aussi ce que je souhaite transmettre aux femmes que j’accompagne.
Parce que nous passons souvent beaucoup de temps à chercher les bonnes réponses à l’extérieur.
À vouloir tout contrôler.
À avoir peur de nous tromper.
Alors qu’au fond…
Les réponses les plus justes sont souvent déjà là.
Elles attendent simplement que nous leur fassions confiance.
Une question pour toi…
Dans quels domaines de ta vie cherches-tu encore à tout contrôler, par peur de mal faire ?
Et si, aujourd’hui, tu t’autorisais simplement à écouter un peu plus ce que ton intuition essaie de te dire ?




